ZiM, mixes DJ pour connecter

ZiM est un explorateur sonore et DJ. Il compose des mixes DJ uniques inspirés par la nature et les cultures musicales du Monde. Il vous invite dans un voyage musical qui élève.
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Transport Mixxx

Mixxx prévoit la migration de la base de données sur une autre machine, mais si comme moi vous commencez à travailler sur un ordinateur et que vous poursuivez votre travail sur un autre (création de playlists, hotcues, bacs...) il n'y a pas moyen de synchroniser les données entre les deux machines pour mettre à jour de manière bidirectionnelle.

Cela est résolu avec un outil de transport développé avec du code python qui agit sur des bases de données incrémentales créées spécifiquement pour le transport de données.

Il permet de mettre à jour les bases de données transport par un export, partiel ou total. Les données sont copiées sur la machine à mettre à jour, et le script de transport activé avec l'option import.

J'ai ajouté d'autres outils qui permettent de normaliser des playlists ou de nettoyer la base de données, ainsi que la collection complete d'outils pour Mixxx disponible sur internet.

Cet outil est disponible sur :
https://github.com/marco-zis/Mixxx-Tools

Sobriété Energétique

ZiM valorise la sobriété, l'autonomie et la cohérence.

1) Énergie pensée comme un système
La permaculture, telle que ZiM la pratique et la transmet, vise une approche holistique : penser global, agir local, et concevoir des systèmes résilients dimensionnés sur les besoins réels. Cette logique s’applique aussi à l’énergie : réduire les besoins d’abord (sobriété), puis couvrir ce qui reste par des solutions renouvelables et durables.

2) Vers une autonomie énergétique concrète
Dans son mémoire, Marc Zischka relie explicitement autonomie et choix techniques : l’objectif est d’être « pratiquement indépendant sur le plan énergétique » grâce à une combinaison de solaire passif, bois, photo‑thermique et photovoltaïque. L'autoconstruction, l'ensauvagement de son lieu de vie et la production d'énergie locale sont des éléments structurants de cette trajectoire.

3) DJing responsable = énergie + numérique sobre
Le choix de Mixxx (open source) et l’usage d’ordinateurs anciens prolongés s’inscrivent dans cette même logique : diminuer l’empreinte (matérielle et logicielle), sortir de la logique de renouvellement forcé, et privilégier la réparabilité / l’adaptation.

L'utilisation d'énergie 100 % renouvelable, l'utilisation d'une sono solaire assure une cohérence énergétique et est une composante de l’identité artistique.

Mapping de contrôleur

Contribution open source : mapping DDJ‑FLX10 pour Mixxx

Au‑delà du choix de Mixxx (logiciel libre), ZiM participe à l’écosystème : lorsqu’il est passé du contrôleur DDJ‑FLX4 au DDJ‑FLX10, il a constaté qu’il n’existait pas de mapping prêt à l’emploi pour exploiter ce contrôleur avec Mixxx. Il a donc démarré un travail d’adaptation à partir d’un mapping de DDJ‑1000, afin d’obtenir une première version logicielle fonctionnelle donnant accès aux commandes essentielles (faders, boutons, encodeurs, etc.), et l’a publié pour que d’autres DJs puissent l’utiliser.

Ce mapping programmé en XML et en JavasScript est volontairement pensé comme une base évolutive : le DDJ‑FLX10 offre de nombreuses possibilités, et ZiM invite la communauté à tester, remonter des retours et contribuer pour transformer progressivement ce duo (DDJ‑FLX10 + Mixxx) en « magic duo ». Le code et les fichiers sont partagés sur GitHub, ce qui permet de suivre les améliorations, proposer des corrections et diffuser les versions successives.

Repo GitHub :
https://github.com/marco-zis/Mixxx-mapping-for-DDJ-FLX10

DJing Low Tech

Matériel ancien, upgradé : une approche “low-tech” pour des sets responsables

Mes enregistrements ont été réalisés sur des ordinateurs âgés d’environ 15 ans, avec Mixxx. Ce n’est pas un hasard : l’écologie est au cœur de ma démarche artistique. Alors, au lieu de courir après la dernière machine, j’ai choisi de faire durer — et d’optimiser — ce que j’ai déjà.

1) Pourquoi choisir du matériel ancien ?

  • Réduire l’empreinte “invisible”, l'énergie grise :
    La fabrication d’un ordinateur (extraction des métaux, transport, assemblage) pèse très lourd. Prolonger la durée de vie d’un Mac existant, c’est éviter une part importante de cette empreinte.
  • Pratiquer le “droit à la réparation” :
    Un setup DJ fiable n’est pas forcément neuf : c’est un setup connu, maîtrisé, entretenu. Remplacer un disque par un SSD, augmenter la RAM, nettoyer, refaire une pâte thermique, ce sont des gestes concrets de sobriété.
  • Gagner en résilience :
    Un ordinateur “simple”, stabilisé, peu mis à jour, sans dépendance à des services cloud, peut devenir plus prévisible en live. Et sur scène, la prévisibilité est cruciale.

2) Mac Pro 2010 : la tour comme “instrument” durable

Le Mac Pro 2010 (tour) incarne une logique de modularité : on peut le maintenir, l’améliorer, remplacer des pièces, optimiser le stockage.

Dans une approche responsable, l’upgrade le plus utile, ce n’est pas “la puissance pour la puissance”, mais la fiabilité :

  • SSD NVMe pour accélérer chargements et réactivité.
  • RAM suffisante pour la stabilité (bibliothèque, analyse, effets, enregistrement).
  • Entretien (dépoussiérage, ventilation, câbles) pour réduire chauffe et bruit.
  • Organisation des sauvegardes (bibliothèque, playlists, exports) : la vraie durabilité, c’est aussi la durabilité des données.

3) MacBook Pro 2011 + OpenCore Legacy Patcher : prolonger au lieu de jeter

Les vieux Mac Intel sont “abandonnés” par Apple côté compatibilité officielle, alors qu’ils restent capables pour beaucoup d’usages, dont des usages artistiques. OpenCore Legacy Patcher (OCLP) permet d’installer des versions récentes de macOS sur certains Mac Intel non pris en charge officiellement, ce qui prolonge leur durée de vie.

Ce choix a un côté très “permaculture” : on observe, on adapte, on réutilise, on fait avec l’existant.

Quelques points importants (responsables et pragmatiques) :

  • Vérifier la compatibilité du modèle :
    OCLP ne concerne que des Macs Intel, et la compatibilité dépend des modèles listés par le projet.
  • Garder la tête froide :
    “Installer plus récent” ne crée pas de miracles : certaines fonctions peuvent être limitées selon le matériel, et il faut accepter une part d’expérimentation.
  • Sécuriser :
    Sauvegarde complète avant, prudence sur les mises à jour, et idéalement un plan B (un second disque / une partition / une clé bootable) pour éviter de se retrouver bloqué avant un événement.

4) Une esthétique de la sobriété

Au final, ce choix technique raconte quelque chose : une manière d’être DJ qui ne sépare pas “le son” et “le Monde”. Faire danser, oui — mais en cohérence avec une vision : réparer, prolonger, mutualiser, faire circuler l’énergie (humaine et électrique) plutôt que la gaspiller.

Cette sobriété n’est pas une contrainte : c’est un cadre créatif. Un setup plus simple, plus durable, c’est aussi plus d’espace mental pour l’essentiel : la sélection, le récit, l’écoute, l’intensité.

DJing et logiciel open-source

DJing responsable : pourquoi j’ai choisi Mixxx

Je m’appelle Marc Zischka (ZiM). Je crée des mixes comme des voyages : une progression d’humeur, des transitions fluides, des textures organiques, des influences électroniques et “world”, pour guider l’auditeur du calme méditatif à l’intensité dansante. Mon terrain de jeu est autant musical que systémique : j’essaie de faire circuler l’énergie avec équilibre et diversité, comme on conçoit un écosystème.

Dans cette démarche, l’écologie n’est pas un “plus” : elle fait partie du projet artistique. Et ça commence par les outils. Par engagement écologique, et dans une idée de DJing responsable, j’ai choisi Mixxx : un logiciel libre et open source.

1) Open source / logiciel libre : l’intérêt éthique

On confond souvent “gratuit” et “libre”. Un logiciel libre (free software) se définit d’abord par des libertés : pouvoir l’utiliser pour n’importe quel usage, étudier son fonctionnement, le modifier, et partager des copies (y compris modifiées). Ces libertés donnent un pouvoir concret à l’utilisateur : contrôle, autonomie, transmission.

L’open source met l’accent sur des critères de licence et de diffusion : accès au code source, redistribution permise, possibilité de créer des versions dérivées, etc. L’idée centrale, dans les deux approches, c’est la transparence et la capacité d’agir : je ne suis pas juste “client d’un outil”, je peux comprendre, adapter, partager, et faire durer.

Pourquoi c’est important, éthiquement, face aux logiciels propriétaires ?

  • Gouvernance et pouvoir : un logiciel propriétaire dépend d’une entreprise et de ses décisions (prix, abonnements, fonctions retirées, compatibilités arrêtées). Avec le libre, le code est public et la continuité peut être assurée par la communauté : l’outil n’est pas prisonnier d’un seul acteur.
  • Souveraineté et durabilité : l’accès au code permet la maintenance, la correction, et l’adaptation dans le temps. C’est une logique “réparable” plutôt que “jetable”. Elle s’accorde naturellement avec une démarche de sobriété et d’allongement de la durée de vie du matériel.
  • Éthique du partage : le libre encourage l’entraide, la mutualisation, la transmission de savoir-faire. Pour une pratique artistique, c’est une posture : reconnaître que l’on s’appuie sur une communauté, et y contribuer (bug reports, traductions, mappings de contrôleurs, dons…).
  • Respect de l’utilisateur : pas de dépendance structurelle à une plateforme, une boutique, un compte, une limitation artificielle. En scène, ça compte : un outil doit servir la musique, pas imposer un modèle économique.

2) Mixxx : des avantages concrets… et cohérents

Mixxx est un logiciel DJ open source, communautaire, et publié sous licence GPLv2. Il n’y a “pas d’entreprise derrière” : ce sont des DJs et développeurs qui le font vivre, ce qui garantit une logique d’intérêt général plutôt qu’une logique de verrouillage.

Dans la pratique, Mixxx a des atouts qui collent à un DJing responsable :

  • Pas d’abonnement, pas de “paywall” pour exister :
    Mixxx est utilisable sans abonnement, et la base de l’outil n’est pas conditionnée à une formule mensuelle. Cela permet de budgéter autrement (musique, enceintes, formation, réparation, transport…).
  • Une logique anti “vendor lock-in” (verrouillage fournisseur) :
    Mixxx revendique le fait de “jouer bien” avec beaucoup de matériels et sans restrictions artificielles. Il propose du support MIDI/HID, des mappings, et une mécanique de mapping programmable (JavaScript) pour adapter précisément ton contrôleur à ton style de jeu.
  • DVS / timecode “libre” :
    Mixxx propose le contrôle timecode vinyle/CD et affirme être le seul logiciel de contrôle vinyle timecode gratuit pour Windows, macOS et Linux. Pour une approche “low-tech + sensibilité vinyle”, c’est une pierre angulaire.
  • Continuité de bibliothèque :
    Mixxx peut lire des bibliothèques locales issues d’autres écosystèmes DJ (dont Rekordbox et Serato). Très utile si tu veux éviter de “repartir de zéro” ou si tu dois importer/exporter en fonction des scènes.
  • Outils de diffusion et d’archivage :
    Mixxx intègre l’enregistrement (WAV/FLAC/Ogg, MP3 via bibliothèque séparée) et le streaming live (Icecast/Shoutcast). Pour un artiste, c’est une autonomie de publication sans dépendre d’un workflow propriétaire.
  • Formats ouverts et longévité :
    Mixxx supporte de nombreux formats audio (FLAC/WAV/AIFF, MP3, M4A/AAC, Ogg, Opus). Ce choix est aussi éthique : des formats durables, documentés, et interopérables.

3) Mixxx vs Rekordbox / Serato (sur l’angle “responsable”)

Rekordbox et Serato sont d’excellents outils, largement présents dans l’industrie. Mais leur modèle est d’abord propriétaire : l’usage avancé est souvent lié à des abonnements, des licences, et/ou des matériels “débloquants”.

  • Rekordbox :
    Rekordbox propose un plan gratuit, et des plans payants (abonnements) avec des fonctions avancées (ex : DVS, effets, fonctions cloud, etc.). Il existe aussi une logique de “Hardware Unlock” (certains matériels déverrouillent des fonctions).
  • Serato :
    Serato propose Serato DJ Lite (gratuit) et Serato DJ Pro (abonnement mensuel ou achat), ainsi que des bundles (Suite) incluant des extensions (DVS, Pitch ’n Time, Video, etc.). Serato indique aussi que pour utiliser certains contrôleurs avec Serato DJ Pro, il faut acheter une licence.

Du point de vue éthique, la différence n’est pas “qui est meilleur musicalement”, mais “qui garde le contrôle” :

  • Dépendance économique : si le prix, les conditions, ou la segmentation des fonctions change, ton setup change. Le libre réduit cette dépendance.
  • Dépendance matérielle : quand un écosystème est très lié à une marque ou à une gamme, il peut pousser à renouveler plus souvent. Mixxx, en misant sur l’interopérabilité et le mapping, favorise les setups hybrides et la réutilisation.
  • Dépendance à une stratégie industrielle : un outil propriétaire peut cesser de supporter un OS, un matériel, ou des fonctions “legacy”. Avec le libre, la communauté peut (souvent) prolonger, maintenir, adapter.

Conclusion : un choix d’outil = un choix de monde

Choisir Mixxx, ce n’est pas “juste” choisir un logiciel. C’est choisir une logique : autonomie, transparence, partage, durabilité. Dans mon univers, où l’écologie est au cœur de la démarche artistique, le DJing responsable commence par là : un outillage cohérent avec l’intention.